Majorque, la plus grande île des
Baléares
Son
relief est marqué par la Serra
de Tramuntana, une chaîne de
montagnes qui forme l’épine
dorsale de l’île et offre des
panoramas spectaculaires sur la
mer. Au sud, de larges baies
sablonneuses accueillent des
plages familiales et des
infrastructures touristiques,
tandis que la côte est alterne
entre petites calanques
rocheuses et villages de
pêcheurs. L’intérieur des terres
reste rural, avec des champs
d’oliviers, d’amandiers et de
vignes, des domaines
traditionnels et des villages où
le rythme de vie demeure
paisible. Cette variété de
paysages permet de passer, en
quelques kilomètres, d’une
promenade sur les remparts de
Palma à un point de vue
vertigineux sur des falaises
battues par le vent.
  |
Habitée depuis la
préhistoire, Majorque a
été marquée par de
nombreuses
civilisations, des
Romains aux Arabes,
avant d’être intégrée à
la couronne d’Aragon
puis au royaume
d’Espagne. Cette
histoire mouvementée se
retrouve dans les
ruelles et les monuments
de Palma, où la
cathédrale gothique
domine la baie, et dans
les villages de la Serra
de Tramuntana, dont les
terrasses, les canaux
d’irrigation et les
murets en pierre sèche
témoignent du génie des
anciens habitants.
L’UNESCO a d’ailleurs
reconnu ce paysage
culturel unique, façonné
par des siècles
d’agriculture en
montagne, comme un
patrimoine à protéger.
LES ILES BALEARES
:
Strabon considérait que
l'origine du nom
était phénicienne.
En effet, s'il a été
largement admis, pendant
longtemps, que
"Baléares" provenait du
grec ballein qui
veut dire 'lancer',
d'autres analyses
écartent l'origine
hellénique du nom. Ce
dernier pourrait être
d'origine « punique »
(relatif aux
carthaginois).
Le nom proviendrait du
pluriel "ba' lé yaroh".
Le substantif "ba' lé"
signifie 'ceux qui
exerçaient le
métier de' et est accolé
au verbe "yaroh" qui
signifie 'lancer des
pierres'. Ce qui donne
une signification finale
qui serait quelque chose
comme 'les maîtres du
lancement'. Ces maîtres
du lancement ne sont
autres que les frondeurs des
îles.
Ainsi donc,
Baléares signifie
'frondeurs'.
Majorque en français,
Mallorca en catalan et
en castillan, c’est la
plus grande des îles
Baléares. Elle se situe
en mer Méditerranée, au
large
de Valence et Barcelone.
Ce pourrait être le
début d’un conte. Il
était une fois… un
peuple mystérieux qui,
occupant l’archipel des
Baléares à l’âge du
Bronze, y dressa
d’étranges monuments de
pierres sèches. Ces talayots ont
donné leur nom à toute
une culture, dite
talayotique. De quoi
s’agit-il ? De sortes de
tours, amarrées au sein
de villages évoquant
aujourd’hui d’immenses
dédales de rochers et de
blocs empilés.
Et, au large, se dresse
toujours un pan
d’enceinte cyclopéenne,
comme indestructible.
Une impression de
puissance évanouie émane
de ces amoncellements,
comme si une cité
engloutie s’était un
jour dressée ici, avant
que les pins parasols et
les oliviers ne
s’emparent du
territoire.
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À Capocorb Vell,
sud-est
de
Palma de
Mallorca, trois TALAYOTS
ronds et
deux TALAYOTS
carrés |
Si Minorque possède les
monuments mégalithiques
les plus impressionnants
des Baléares, Majorque
n’en manque pas. On en
retrouve aussi à Ses
Païsses,
au nord de l’île,
certains de ces villages
vieux de 3 000 ans
regroupaient plus de 200
personnes, agriculteurs
et
éleveurs de
chèvres et de moutons.
C’est avec la
colonisation romaine,
semble-t-il, qu’ils
sombrèrent dans l’oubli.
Le Talayot
est un édifice
mégalithique construit
en pierre, en forme de
tronconique Leur forme
est majoritairement
circulaire mais il en
existe aussi de forme
quadrangulaire.
La technique de
construction est basée
sur de grandes pierres
assemblées « à sec »,
sans ciment ni mortier
suivant la
technique dite
« tecnnique
cyclopéenne » en
référence aux
constructions de
la civilisation
mycénienne de la Grèce
antique.
Talayot provient du
terme espagnol
« atalaya », désignant
les tours de guet. Les
archéologues pensent
qu'au vu de leur forme
et de leur
situation les
talayots étaient
utilisés en tant que
forteresses militaires
ou tours de surveillance
|

Origine
du
Perro de Pastor Mallorquin
Aucune certitude ne pèse sur
l'histoire du berger de
Majorque.
Une hypothèse court selon
laquelle ses ancêtres auraient
accompagné la conquête de
l'île par Jacques Ier d'Aragon
au XIIIe siècle. Toujours
est-il que la population l'a
utilisé depuis des lustres pour
la garde et la protection de ses
troupeaux, qu'ils soient de
bovins ou de volailles, et de
ses maisons. Les bergers
avaient l'habitude de sculpter
le collier de leurs
bergers dans un bois de l'île
qu'ils ornaient de pièces de
métal.
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L'origine de ce chien reste
incertaine, créée vers le 16ème
siècle à partir de chiens locaux
et d'espèces provenant du
continent. Il aurait pour sa
part servi de support à la
création du dogue de Majorque.
il garde les troupeaux de l'île,
s'accommodant des fortes
chaleurs malgré sa robe noire.
On en trouve aujourd'hui
quelques exemplaires en Amérique
du Sud, gardant les haciendas
des propriétaires terriens et
même aux Etats Unis où il
protège les
troupeaux contre les coyotes.Il
n’y a pas d’éleveurs ni
d’utilisateurs en France ! Ce
n'est qu'en 1970 que les
éleveurs s'intéressèrent à fixer
la race. Son standard fut rédigé
en 1980 par les autorités
espagnoles concernées et reconnu
2 ans plus tard par la FCI. De
grande noblesse, il n'a qu'un
maître et n'accepte que
difficilement la venue des
étrangers.Intelligent, docile,
affectueux, rustique fort et
musclé, timide et réservé
quand il est jeune ; sa
sensibilité atteint des limites
insoupçonnées.
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La race fut ensuite presque
détruite suite à l'arrivée des
touristes et de leurs bergers
allemands, dogues allemands,
dobermans qui se reproduisirent
avec le Berger de Majorque. Les
connaisseurs ont décidé de
rejeter ces races croisées et de
ne pas les utiliser comme chiens
de travail, car ils avaient
perdus leurs sens de berger et
se retrouvaient à tuer les
poulets, moutons ou tout bétail
qui croisait leur chemin. La
situation était devenue
critique jusqu'à il y a une
vingtaine d'années, où il a été
décidé de recréer la race. La
FCI
reconnaît le Berger de
Majorque en 1980.
Ce n'est pas un hasard si le
berger de Majorque porte un tel
nom : son travail sur l'île de
Majorque est avant tout de garde
et de défense. C'est un
excellent gardien de troupeaux.
Et si la transhumance n'est pas
une particularité de l'île du
fait de sa taille, il sait
garder un œil sur le bétail sur
de grandes étendues de terre, en
parfaite autonomie. Il le
protège des dangers comme il
sait protéger les maisons et ses
habitants. Une qualité d'autant
plus développée qu'il est
particulièrement méfiant à
l'égard des inconnus.
Il existe sous deux variétés
de poil : l'une au poil court,
variété la plus répandue,
l'autre à poil long très rare
À l'instar des grands
chiens noirs, sa stature en
imposera à plus d'un intrus.

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|
C'est un chien d'un
format supérieur à la
moyenne

LE BERGER DE MAJORQUE
Dominique VIZZARI
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C’est
typiquement un
chien de berger
au profil
légèrement
convexe, qui a
un format
supérieur à la
moyenne,
légèrement plus
long que haut,
de type
Sub-convexiligne,
Médioligne,
Eumétrique et
Mésocéphale, sa
tête doit être
massive sans
être lourde, il
est bien
proportionné,
fort et musclé
et existe en
deux variétés,
le poil court
(la plus
courante) et le
poil long, la
couleur de sa
robe est
toujours noire.
Intelligent,
docile et
affectueux, il
arbore une
posture noble.
Ses allures
doivent être
fermes et
élégantes, le
galop, allure de
travail de ce
chien de berger,
doit être franc,
rustique et
rapide.
Les mâles toises
de 66 à 73 cm et
les femelles de
62 à 68 cm, avec
une T° de 1 cm.
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Chien de berger, de
garde et de défense, sa
grande noblesse et son
regard intense révèlent
ses pensées, très fidèle
et sensible à son maitre
il est assez réservé
face à l’étranger. C’est
un chien courageux et
parfois querelleur,
gardien des fermes et
des domaines, Il est
très attaché à la
famille et à ses
maitres.
La tête est massive sans
être lourde, de profil
triangulaire, elle est
bien ciselée et
proportionnée au corps,
elle est volumineuse
sans être molossoïde,
les lignes crâne
chanfrein sont
parallèles et
crânio-faciale
légèrement divergentes.
Le crâne est plus large
que long et légèrement
convexe, un léger sillon
frontal est visible dans
le premier tiers et la
crête occipitale est
marquée, le stop
légèrement marqué,
évolue en pente douce,
la truffe est noire avec
des narines ouvertes
sans ladre, le museau
est de même longueur que
le crâne, large et fort
surtout à la racine, le
profil supérieur est
légèrement convexe et
l’inférieur rectiligne.
La lèvre supérieure
couvre l’inférieure et
forme une commissure
labiale peu visible,
elles sont bien
pigmentées de noir, les
mâchoires sont bien
développées avec une
denture complète forte
et un articulé en
ciseaux, les molaires
sont bien développées.
Les yeux de petite
taille, en amande sont
bien centrés et
légèrement obliques, de
couleur marron clair à
foncé avec des paupières
bien pigmentées et
appliquées au globe
oculaire, les oreilles
sont attachées haut, de
même longueur que le
crâne, cassées et
pliées, épaisses et
triangulaires, tombantes
et détachées des joues,
elles sont portées vers
l’arrière au repos,
attentif elles se
redressent et se
décollent. Le cou
cylindrique, massif et
musclé, présente une
peau élastique bien
appliquée, formant un
léger fanon.
Le corps est légèrement
plus long que la hauteur
au garrot, fort, robuste
et agile, la ligne du
dessus est droite et
horizontale, le garrot
est bien marqué et large
à la même hauteur que la
croupe, le rein est
large et puissant. La
croupe, de longueur
moyenne, légèrement
arrondie, large et
puissante, prolongée par
une queue épaisse à la
base avec un poil plus
long que le corps pour
la variété poil long,
longue (pointe du
jarret) elle tombe au
repos avec une légère
courbure à son
extrémité, en action
elle peut être portée
plus haute en forme de
faucille, jamais
enroulée. La poitrine
est large, bien
descendue jusqu’aux
coudes avec des cotes
arquées, ni plates ni en
tonneau. La ligne du
dessous remonte
progressivement, jamais
levrettée.
Les membres antérieurs
sont solides, d’aplombs,
perpendiculaires au sol
et parallèles, l’épaule
est oblique et forte,
avec le bras elle forme
un angle scapulo-huméral
moyennement fermé et de
même longueur, les
coudes sont bien
appliqués au thorax, les
avant-bras bien angulés,
présentent une ossature
solide, large,
verticale, ils sont
prolongés par les
métacarpes courts,
puissants et légèrement
inclinés, les pieds se
rapprochent du pied de
lièvre, ils sont courts
et larges, pourvus de
doigts serrés
moyennement cambrés. Les
membres postérieurs sont
puissants d’aplombs et
bien musclés,
l’angulation
coxo-fémorale est
symétrique à
l’angulation
scapulo-humérale, la
cuisse est forte et
musclée, le grasset est
moyennement marqué, la
jambe est longue et
puissante, les jarrets
dont la hauteur est
inférieure au tiers de
la hauteur au garrot
présentent un angle
tibio-métatarsien assez
ouvert. Les métatarses
sont bien développés et
les pieds avec ou sans
ergots, se rapprochent
du pied de lièvre avec
des doigts serrés et une
cambrure moyenne, des
ongles sont durs et
noir. La peau est
élastique, sans pli,
résistante de couleur
gris clair. Pour la
variété poil court, le
poil est bien couché,
longueur de 1,5 à 3 cm.
Pour la variété poil
long, il peut être
légèrement ondulé dans
la région lombaire,
d’une longueur qui
dépasse les 7 cm. Dans
les deux variétés, le
poil doit être doux,
résistant et assez fin,
avec un sous-poil très
fin, bien serré. La
seule couleur admise est
le noir, avec
différentes nuances, du
noir ordinaire au noir
brillant (le plus
recherché), Le blanc est
admis seulement sur le
poitrail, sous le
cou (fine cravate) et
sur les pieds antérieurs
et postérieurs.


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