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Entre Espagnols et
Portugais
Les conquérants
parviennent tout de même
à fonder la première
ville uruguayenne, San
Salvador désormais
nommée Dolores en 1574.
Lorsque les Portugais
viennent établir des
colonies au bord du Rio
de La Plata à partir de
1680, créant
notamment Colonia del
Sacramento, les
Espagnols se sentent
menacés dans la
possession de « leurs »
terres. Ils montrent
alors un plus vif
intérêt pour la région.
Les colons espagnols
s’installent peu à peu,
chassant finalement les
Portugais en 1777, date
à laquelle ils
conquièrent Colonia del
Sacramento. Les terres
formant l’actuel Uruguay
sont rattachées à la vice-royauté de Buenos
Aires, située de l’autre
côté du Rio.
En 1810,
révolutionnaires
uruguayens et de Buenos
Aires s’unissent sous la
direction du Général
Artigas pour se révolter
contre l’Espagne, menant
à la création d’un
gouvernement uruguayen
en 1815. Profitant de
cet affaiblissement
espagnol, les Portugais
prennent d’assaut
l’Uruguay, il faudra attendre 1825 et une
union uruguayenne avec
les Argentins pour que
le pays prenne le dessus
sur le Brésil. En
1828 est officiellement
déclarée l’indépendance
de l’Uruguay, puis vient
le tour de la
république, instaurée en
1830.
Blancos et Colorados ?
Mais les conservateurs
(blancos) et les
libéraux (colorados)
s’opposent, menant à la
guerre civile : c’est la
période de la Guerra
Grande (1839-1852).
Durant cette époque
débarquent massivement
les immigrants français
et britanniques.
L’Uruguay gagne la
réputation d’être l’un
des pays les plus
progressistes d’Amérique
du Sud.
C’est également une
période d’immigration
européenne (Italiens,
Allemands, irlandais
notamment), alors que
l’Uruguay
s’industrialise.

« Sculpté par la
nature et le temps qui
passe, le Cimarrón est
l'équilibre parfait
entre un animal
utilitaire et de
compagnie »

Histoire
du Cimarron
Au cours de l’histoire,
bon nombre de ces chiens
furent abandonnés et
relâchés dans la nature.
Retournant à l’état
sauvage, ils se
développèrent alors
naturellement,
s’adaptant aux
conditions climatiques
et de vie que leur
offrait l’Uruguay. Le
Cimarron Uruguayen à
proprement parler n’est
donc pas une race de
chien créée par l’Homme,
ni le résultat d’un
méticuleux travail de
sélection et de
reproduction, mais bien
le fruit de siècles
d’évolution naturelle
ayant permis de
conserver les individus
les plus forts et les
plus intelligents.
Le Perro Cimarron
uruguayen est la race
nationale de l'Uruguay,
utilisé dans son pays
dans diverses fonctions.
Il descendrait de chiens
européens introduits par
les conquérants
portugais et les
explorateurs espagnols,
lors de la conquête des
Amériques, qui commença
à la toute fin du XVème
siècle. Plus
précisément, il
descendrait notamment de
l’Alano Espagnol et
de Lévriers.
les
« Perro Cimarro »
étaient utilisés pour
terroriser les
villageois dans
l'ensemble de l'Uruguay
et ont été régulièrement
chassés et tués. Un
certain nombre de
fermiers parvenus à
apprivoiser et éduquer
quelques chiots se
révélèrent très
endurants et ont
rapidement gagné en
popularité.
Sa robe bringée, par
exemple, serait le
résultat de la sélection
naturelle, lui
permettant de se
camoufler dans la
campagne uruguayenne. De
fait, vivant en meute et
redoutable chasseur, on
ne lui connaissait aucun
prédateur. Certains
historiens pensent
d’ailleurs qu’il fut,
alors qu’il était à
l’état sauvage, à
l’origine de la
diminution des effectifs
des grands félins
présents sur le
territoire uruguayen,
comme les cougars et les
jaguars. Les exigences
de la vie sauvage les a
forcés à se fondre dans
la nature, à se
dissimuler dans la
végétation locale. Le
camouflage était
impératif pour pratiquer
l’affût et protéger les
chiots des autres
prédateurs. C’est
pourquoi les robes
actuelles du cimarron
mimétiques bringés et
beiges l’ont emporté sur
les autres couleurs.
C’est un chien de
travail polyvalent
appelé par divers noms
en fonction de la région
dans laquelle il se
trouve. Son appellation
officielle a été fixée
par les autorités du
pays, mais il fut
également connu, et
continue de l’être, sous
d’autres appellations
dans certaines régions :
« Chien Criollo, Molosse
Uruguayen ou encore
Cimarron de Cerro
Largo »
Les habitants de cette
époque, reconnaissant la
valeur de ces chiens,
les ont domestiqués et
ont
progressivement commencé
à les utiliser avec
succès comme gardiens de
leurs propriétés et
comme chiens de
troupeaux dans leur
travail de tous les
jours avec le bétail et
comme chasseur de gros
gibier.
C’est un excellent chien
de poursuite et
excellent gardien de
bétail, mais également
un redoutable chien de
garde, patrouillant les
fermes pour chasser les
intrus. Indépendant et
intelligent, il accepte
tous les membres de
famille, mais obéit
habituellement à un seul
maître. Les femelles
sont plus dociles, les
mâles sont très
territoriaux,.

LE
CIMARRON URUGUAYEN
Dominique VIZZARI
Le Cimarron Uruguayen
est un chien de type
dogue, Rectiligne,
Longiligne, Eumétrique
et Mésocéphale, de
taille moyenne 58 à 61
cm pour les mâles et 55
à 58 cm pour les
femelles avec une T° de
2 cm, il est fort,
compact, avec une bonne
ossature, bien musclé et
agile.
Bien proportionné, il
est légèrement plus long
que haut (11/10), le
garrot est à la même
hauteur que la croupe,
son museau est à peine
plus court que le crâne
et la distance du sol au
coude est égale à celle
du coude au garrot.
C’est un chien
courageux, ses allures
sont faciles, couvrant
bien le terrain, en
mouvement les membres
sont parallèles,
mais convergent vers
l’axe du plan médian
lorsque la vitesse
augmente (piste unique).
La tête est en harmonie
avec le corps, elle est
de taille moyenne, avec
un museau légèrement
plus court que le crâne
qui est plus large que
long, présentant un
occiput légèrement
marqué. Le stop vu de
profil est
modérément marqué. La
truffe est large, noire
ou assortie à la couleur
de la robe. Le museau
est puissant, de largeur
moyenne, à peine plus
court que le crâne. La
lèvre supérieure couvre
la lèvre inférieure mais
elle n’est pas pendante.
Les mâchoires sont
fortes, puissantes avec
des dents fortes, bien
alignées, la denture
complète est recherchée,
bien qu’on admette
l’absence de PM1.
L’articulé en ciseaux
doit permettre un
contact étroit des
incisives, implantée
bien d’équerre par
rapport aux mâchoires.
Les masséters sont bien
développés mais pas trop
proéminents.
Les yeux sont de taille
moyenne à grande, en
forme d’amande, son
regard doit être
interrogateur, et sa
couleur, de toutes les
nuances du marron, selon
la couleur de la robe,
l’œil plus foncé est
recherché. Les paupières
épousent bien le globe
oculaire et sont
totalement pigmentées.
Les oreilles sont de
dimensions moyennes,
attachées ni trop haut,
ni trop bas, elles sont
triangulaires, tombantes
mais non accolées aux
joues ni en forme de
rose. Le cou est fort,
musclé, pas trop long.
Sans fanon.
Le corps présente une
ligne du dessus,
horizontale ou
légèrement ensellée
juste derrière le garrot
qui est bien dessiné. Le
rein est court, fort et
légèrement convexe. La
croupe est de bonne
longueur, large,
inclinée à 30 degrés par
rapport à l’horizontale.
La poitrine est haute,
bien descendue au moins
au niveau du coude,
large et bien développée
avec des côtes bien
cintrées mais pas en
cercle de tonneau. Le
poitrail est bien
dessiné. La ligne du
dessous est légèrement
relevée. La queue est
épaisse, attachée à
hauteur moyenne, elle
doit atteindre le
jarret. Au repos,
elle est
portée basse, en action,
elle est portée
horizontalement ou
légèrement vers le haut.
Les membres antérieurs
vus de face, sont droits
et parallèles (bien
d'aplombs). L’épaule est
bien inclinée. Le bras
est de même longueur que
l’omoplate. L’angulation
scapulo-humérale est
fermée. Les coudes ne
doivent être ni en
dedans, ni en dehors.
Les avant-bras, sont
droits, dotés d’une
forte ossature. Les
métacarpes, vus de
profil sont légèrement
inclinés. Les pieds
antérieurs sont ovales,
avec des doigts bien
serrés et des coussinets
forts.
Les membres postérieurs
sont musclés et
puissants, droits et
parallèles, vus de
derrière (bien
d'aplombs). Les cuisses
sont bien développées.
L’angulation
coxo-fémoral est fermée.
Les grassets (genoux),
bien angulés. Les
métatarses, fermes et de
moyenne longueur. Les
pieds postérieurs de
forme « pieds de chat »
avec des coussinets
forts. La peau épaisse
et souple est pourvue de
poils courts, lisses,
bien couchés sur le
corps, avec du
sous-poil.
Les couleurs autorisées
sont, le bringé ou le
fauve dans toutes ses
nuances, mais aussi
bringé de bleu ou fauve
bleuté, avec ou sans
masque. La robe fauve
peut être charbonnée.
Les marques blanches
sont permises uniquement
dans les régions
suivantes : la
mâchoire inférieure, la
gorge, le poitrail, le
ventre et bas des
membres à condition de
ne pas dépasser la
hauteur du carpe ou la
mi-hauteur du métatarse.

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